Et si nous parlions réflexes archaïques…

 

Un accompagnement dans les apprentissages, chez Bulle d’Avenir, cela passe d’abord par un test des réflexes archaïques et… éventuellement (selon les résultats des tests) par un remodelages de certaines parties du corps pour une meilleure intégration.

Les réflexes archaïques ?
Quésako ?
Et pourquoi les remodeler ?

Un réflexe, tout d’abord, c’est un mouvement automatique généré par un stimulus qui peut être d’ordre interne (hormonal, lymphatique..) ou d’ordre externe (la lumière qui provoque la dilatation de la pupille par l’iris, le son, le toucher, l’odeur).

Les réflexes archaïques sont mis en place pour certains dès le début de la vie du fœtus, in utero, d’autres au moment de la naissance ou après. Ils permettent de mettre en place une véritable stratégie de protection autour du nourrisson puis de l’adulte en devenir.

A ces réflexes s’ajoutent des réponses, des réactions, des rythmies… qui composent un ensemble de mouvements primordiaux qui émergent à différents moments de la vie, puis se développent pour enfin s’intégrer pleinement dans notre corps et permettre ensuite le développement d’autres schèmes moteurs (ensemble organisé de mouvements ou d’opérations selon Piaget).

Bien intégrés, ces mouvements primordiaux permettent d’assurer un bon développement de nos 3 sphères :

  • physique,
  • émotionnelle,
  • cognitive.

Si certains, pour diverses raisons, sont mal intégrés dans le corps, ils peuvent créer des désordres affectant les mouvements, les comportements et en conséquence, les émotions mais aussi les apprentissages.

Et oui !

Par exemple, il est vraiment très compliqué pour un enfant qui n’a pas intégré le réflexe d’agrippement de tenir son stylo et l’écriture peut être alors très difficile.

On reconnaitra celui qui sautille en permanence, qui a du mal à se poser et manquant de contrôle pour qui le réflexe de Babinski est mal installé.

Pour l’enfant inquiet, peureux, on vérifiera le réflexe de Moro, de retrait et d’attachement…

réflexes archaïques

La bonne nouvelle est qu’il n’est jamais trop tard pour intervenir car même s’il est possible de contrôler consciemment un réflexe cela mobilise beaucoup d’énergie et d’attention, au détriment d’autres tâches…

Après avoir testé les réflexes les plus importants, un remodelage est effectué par l’accompagnant qui passe par :

  • une phase sensorielle qui consiste à montrer, par le placement des mains, le sens des connexions à établir
  • une phase motrice, initiée par l’accompagnant puis initiée par l’apprenant.

Des exercices d’auto-remodelages viennent ensuite renforcer quotidiennement le remodelage réalisé par l’accompagnant.

En effet, nos récepteurs sensoriels nommés mécanorécepteurs, situés dans le derme, s’activent pour certains sous l’effet d’un étirement, pour d’autres sous l’effet de pressions (cf extrait de Cerveau & Psycho ci-dessous). Ces fibres nerveuses transmettent, sous forme de flux électriques appelés potentiel d’action, des informations depuis le récepteur tactile jusqu’aux centres cérébraux où ils sont perçus et analysés.

Cette approche éducative par l’intégration motrice primordiale vise à ce que « l’enfant marche avec son esprit dans la même voie qu’avec son corps » (Arnold Gesell).

fibres tactiles

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